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Ressources agricole en Martinique

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La filière banane avec 190 000 tonnes exportées et plus de 28 % de la SAU (Surface Agricole Utile), est une production essentielle. 44 % des bananes débarquées sur les ports français proviennent de Martinique. La canne-à-sucre, principalement transformée en rhum agricole AOC (Appellation d’Origine Contrôlée), vient après. Si l’élevage avicole (qui concerne l’élevage des oiseaux, des volailles)  satisfait les besoins en produits frais, les importations de viande congelée dominent le marché.

 

LA CULTURE DE LA BANANE

La banane joue en Martinique un rôle essentiel dans l’économie locale. Après la disparition des usines à sucre, et les difficultés rencontrées par les autres secteurs agricoles, elle est un point d’ancrage indispensable au maintien de l’activité et de l’emploi dans les campagnes. Elle maintient, à travers les décennies, des pratiques et des traditions ancestrales et réserve une part très large aux emplois familiaux. La culture de la banane couvre 8300 ha à la Martinique (soit 84 % des terres agricoles utiles) répartis sur 1275 exploitations. On la retrouve majoritairement représentée dans la région du nord-est. Les bananes cultivées dans les bananeraies sont exclusivement destinées à l’exportation, car chaque Antillais a son propre bananier pour sa consommation personnelle. Les fruits et les légumes sont donc très chers, cars vendus aux touristes et aux métropolitains.

Inconvénients de la culture de la banane

Les agriculteurs utilisent le chlordécone est un  pesticide organochloré persistant (POP), qui a été utilisé de manière intensive pendant une vingtaine d’années pour lutter contre le charançon du bananier. Vendu sous le nom commercial de Kepone®, cet insecticide est à la fois très polluant (il persiste dans le sol et les eaux), potentiellement bioaccumulable (il est pour ainsi dire « stocké » par les organismes vivants), et dangereux pour la santé humaine (perturbateur endocrinien et cancérigène).

 

LA CULTURE DE LA CANNE A SUCRE

La canne à sucre représente pour la société martiniquaise les malheurs de l’esclavage dans le passé, une contribution importante à la valeur produite dans l’ile et désormais une incarnation de l’âme martiniquaise. Elle représente la deuxième culture de la Martinique derrière la banane avec 4150 ha (hectares) soit 13.7% de la surface agricole utile.
La surface cultivée est en progression de plus de 20% sur les 20 dernières années après plusieurs années de déclin. Elle est ainsi passée de 3700 ha en 2005 à 3950 ha en 2007 puis 4150 ha en 2009. Cette progression rapide s’explique par la forte valeur ajoutée du rhum produit et le renchérissement des cours mondiaux du sucre.

 

CULTURE DE L’ÉLEVAGE AVICOLE

La filière avicole de MADIVIAL a pour objectif d’augmenter la production locale et de fournir des produits de qualité à ses consommateurs.

La production locale de volaille est riche et variée : poulets (fermiers), coqs,  coquelets, pintades, dindes, baby-dindes.

Il y a 5 exploitations dans cette filière. On recense au total plus de 57 000 volailles dans les exploitations.

Aujourd’hui, la production a dépassé les 2 000 tonnes. La découpe et la transformation des volailles sont assurées par l’abattoir BOKAIL (se situe au François). Les produits sont ensuite vendus en grande distribution, chez les bouchers, dans la restauration et dans les industries de transformation.

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