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Misère : de l’esclavage, « An tan Robê » à nos jours.

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Est-il besoin ici, d’évoquer toutes les conditions misérables, affreuses et inimaginables vécues par nos ancêtres venus du continent africain ?

La période esclavagiste, certains veulent l’occulter, peut-être parce qu’il est tellement difficile pour les âmes sensibles de relater toutes les tortures et autres actes de barbarie, subies par les personnes travaillant, du matin au soir.

Du travail acharné sans autre rémunération que le fouet et des situations misérables. Vous avez dit misère ? La misère présente déjà dans les cases des Nègres. Travailler toujours plus pour ne rien gagner. Pour la supporter, les chants, le rhum, l’espoir d’une vie meilleure. 5 fruits et légumes, un repas équilibré nul ne pouvait y prétendre, même pas les enfants. Il fallait faire avec le moins zéro, être imaginatif.

De cette période qui a permis d’avoir des hommes et des femmes endurcis, courageux persévérants, nous arrivons à « An tan Robê ».

« An tan Robê » Qui n’a pas entendu les grands-parents parler de ce fameux temps ? Pour moi issue des années 70, il a fallu que j’arrive au collège pour faire le lien avec la deuxième guerre mondiale et ce Robert, dont je ne connaissais que le prénom.

(https://azmartinique.com/fr/tout-savoir/personnages-celebres/amiral-robert-georges-robert)

GEORGES Robert est issu d’une famille de manufacturiers de dentelle. Il est l’aîné d’une famille de 5 enfants. En 1893, alors âgé de 18 ans, il entre à l’école navale. Il est lieutenant de vaisseau, commandant du sous-marin Phoque puis le contre-torpilleur Mameluk en 1915, il participe à la bataille des Dardanelles, ou il intervient dans le sauvetage des naufragés du transport de l’état Amiral Hamelin. Progressivement il atteint les plus hauts grades de l’armée en devenant Amiral en 1937.

Le 14 septembre 1939, il est nommé Haut-Commissaire de la République aux Antilles, Saint-Pierre-et-Miquelon et en Guyane et le 15 Septembre à Fort-de-France, il prend ses fonctions. Après l’armistice de 1940, il bascule dans le camp de Vichy et décide de faire appliquer la devise « Travail, famille, patrie ».

Les États-Unis ayant reconnu le Gouvernement de Vichy, l’Amiral Robert négocie avec eux. Moyennant la garantie de sa neutralité, il obtient les ravitaillements nécessaires. Après l’entrée en guerre des États-Unis, il confirme à l’Amiral Horne, le chef des opérations  navales américaines qu’il restera fidèle aux engagements passés.

Il impose des mesures très dures telles que la privation de liberté, la répression et la censure. Sa principale obsession est de préserver les intérêts de la France contre les velléités d’annexion américaines, anglaises ou allemandes

En effet, la misère pendant la guerre, où les grands-parents étaient contraints de fabriquer de l’huile avec la noix de coco, faire du sel en faisant bouillir l’eau de mer, saler la viande issue des animaux domestiques notamment le porc. La morue quant à elle, était, quand ils pouvaient s’en procurer, à toutes les sauces. La fameuse « sauce chien » que certains réalisaient à partir du bouillon des légumes cuits, tels que fruits à pain, chou de chine…

Il ne faudrait pas oublier le « jardin créole » moyen de subsistance, que de nos jours, certains continuent à maintenir, d’autres à mettre à l’ordre du jour et que tout martiniquais devrait avoir, peu importe l’espace qu’il possède.

De nos jours, XXI ème siècle, malgré les progrès de l’homme dans tous les domaines, la misère est toujours présente pour un plus grand nombre. Il y a encore une minorité qui vit dans l’aisance, que dis-je ? l’abondance.

D’où, et il ne faut pas s’étonner, les révoltes qui sont d’actualité et qui sont mises en lumière par « les gilets jaunes ».

Pour en revenir au « jardin créole », je me suis souvent demandée pourquoi, à la place des petits espaces verts dans les cités il ne serait pas possible de planter quelques bananiers, quelques citronniers que les locataires pourraient se partager. Encore faudrait-il éduquer « certains », pour un partage équitable. Cela passe par le dialogue, des réunions. On sait qu’il y a des personnes qui voudront jouer aux petits malins en ramenant le drap à eux.

On parle d’agriculture urbaine ailleurs, et je trouve très intéressante l’idée du « jardin ATOUMO » de Dillon qui allie insertion, valorisation et consommation des produits locaux. Consommer ce que l’on produit c’est déjà réduire sa facture au supermarché. Pourquoi ne pas s’inspirer des bonnes idées et les étendre sur toute l’île ?

Il y a encore tant à dire pour éviter que des hommes et des femmes se retrouvent dans la rue. Des personnes mieux accompagnées, non pas assistées, car l’assistanat conduit à l’endormissement, l’aveuglement et pour certains à la déviance*. Le proverbe dit bien que « l’oisiveté est mère de tous les vices ».

*La déviance est une notion de sociologie désignant des comportements non conformes aux normes sociales. Dans les sphères normatives de la société, la déviance peut être punie par la loi, par des sanctions sociales, ou vue  comme un trouble psychologique ou comportemental

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